Acquisition
Le deuxième «E» se réfère à l’impact environnemental des entreprises. Les thèmes relevant de la dimension environnementale sont par exemple la réduction des gaz à effet de serre, l’adaptation au changement climatique, les mesures contre la pollution, l’utilisation efficace des ressources, la protection et la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable des terres et les mesures visant à promouvoir et à régénérer les écosystèmes tels que les forêts, les océans et autres habitats naturels.
assetimmo s’est engagé à atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050. Le principal levier pour réduire les émissions de CO₂ dans les bâtiments existants consiste en premier lieu à remplacer les chauffages fossiles par des chauffages à énergie renouvelable. Combinées à une meilleure isolation de l’enveloppe des bâtiments, ces mesures contribuent de manière décisive à la décarbonisation.
Dans un premier temps, assetimmo se concentre sur les émissions de scope 1 (émissions directes générées sur place, par exemple par la combustion de gaz ou de pétrole), car elles sont facilement contrôlables. assetimmo est également consciente de l’importance croissante des émissions de scope 2 (émissions indirectes provenant de la production d’électricité, de vapeur, de chaleur ou de refroidissement achetée) et des émissions de scope 3 (émissions indirectes provenant de sources que le propriétaire ne possède pas ou ne contrôle pas directement, par exemple l’électricité consommée par les locataires, la construction, le transport). Une plus grande attention devra être accordée aux émissions de scope 2 avec la généralisation du chauffage urbain et de l’électricité pour les pompes à chaleur. Ceci sera contrebalancé par une utilisation accrue d’installations photovoltaïques ou solaires.
En ce qui concerne les émissions de scope 3, l’énergie grise contenue dans les bâtiments est de plus en plus prise en considération dans les projets de constructions et de rénovation. C’est pourquoi la consommation d’énergie grise des projets de construction sera désormais mesurée et minimisée autant que possible. Pour les immeubles existants présentant un potentiel d’occupation inexploité, les projets de surélévation ou d’agrandissement seront favorisés (pour autant que cela soit possible du point de vue économique et de la qualité) afin de minimiser la consommation d’énergie grise. assetimmo veille également à une utilisation parcimonieuse des matériaux et des ressources lors des travaux de rénovation. Lorsque cela est techniquement et économiquement possible, des matières premières plus durables sont utilisées, ce qui contribue également à la réduction des gaz à effet de serre.
assetimmo s’efforce d’atteindre la plus grande transparence possible à moyen et à long terme dans ses activités, ceci en appliquant les trois points suivants:
Concept de mesure & reporting énergétique selon REIDA
assetimmo a opté pour un concept de mesure de l'efficacité énergétique de l'eau, de la chaleur et de l'électricité pour le groupe d'installations W. Ce concept de mesure est en cours de réalisation pour une grande partie des 149 immeubles, certains ne seront pas équipés en raison de rénovations à venir. L'achèvement de tous les appareils de mesure et donc de la saisie des données est prévu pour fin 2025. Jusqu'à ce que le concept de mesure soit opérationnel, l'intensité énergétique est déterminée au moyen des données de consommation issues des décomptes de charges. Aucune décision n'a encore été prise concernant un concept de mesure pour le groupe de placement G, car il doit profiter des expériences du groupe de placement W. Le reporting énergétique pour l'exercice 2024/25 a été établi par assetimmo au moyen de la méthodologie REIDA et comparé aux données de référence REIDA 2024. assetimmo se base sur les directives méthodologiques prescrites par REIDA. Ce nouveau standard méthodologique répond aux directives de l'AMAS et de la CAFP.
REIDA | ||||
Groupe de placement | Groupe de placement | Benchmark | ||
Unité | W | G | 2023 | |
Ensemble du parc immobilier | 149 | 39 | ||
Surface de référence énergétique (SRE) totale * | m² | 459 433 | 160 208 | |
Consommation totale d’énergie | MWh/a | 47 458 | 11 133 | |
Taux de couverture | % | 96.0 | 100 | 90.5 |
Intensité énergétique | kWh/m² EBF | 108.8 | 76 | 95.5 |
Part des énergies renouvelables | % | 14.1 | 35.2 | 32.3 |
Émissions d’équivalents de CO₂ | t CO₂e/a | 8 501 | 1 304 | |
Intensité des émissions d’équivalents de CO₂ | kg CO₂e/m²EBF | 19.5 | 8.9 | 12.7 |
Émissions d’équivalents de CO₂ de scope 1 ** | kg CO₂e/m²EBF | 18.3 | 6.8 | |
Émissions d’équivalents de CO₂ de scope 2 | kg CO₂e/m²EBF | 1.2 | 2.1 | |
Part du mazout de chauffage aux émissions d’équivalents de CO₂ de scope 1 | % | 45.4 | 1.8 | |
Part du gaz de chauffage aux émissions d’équivalents de CO₂ de scope 1 | % | 48.4 | 74.4 | |
Part des émissions d’équivalents de CO₂ de scope 2 | % | 6.2 | 23.7 |
* Pour le reporting du CO₂e selon la méthodologie REIDA, la surface de référence énergétique est la valeur de référence pour les indices d’intensité. REIDA les calcule à l’aide de facteurs de conversion de surface définis de manière uniforme à partir de la surface louable SL (méthodologie REIDA 2023: Habitat 1.22; Bureaux 1.16; Vente 1.12; Entrepôts 1.11; Autres 1.12).
** Émissions d’équivalents de CO₂ de scope 1, moyenne du parc immobilier suisse 2023 (PACTA Climate Test 2022): 14.0 kg CO₂e/m2 SRE Émissions d’équivalents de CO₂ de scope 1 Valeur de l’impact climatique en 2030 (PACTA 2022, stratégie climatique à long terme): 8.6 kg CO₂e/m2 SRE
¹Méthode REIDA:
le benchmark CO₂ de REIDA permet des comparaison à l’échelle suisse et fournit des points de repère transparents pour le calcul des émissions de CO₂ et de l’intensité en CO₂ des immeubles de rapport. À cette fin, REIDA propose une plateforme avec des normes de calcul, sur laquelle tous les aspects méthodologiques et les facteurs de conversion sont publiés.
- Émissions de CO₂: les émissions de CO₂ sont divisées en différents périmètres selon la norme définie dans le protocole sur les gaz à effet de serre. Cela comprend typiquement les émissions de scope 1 (émissions directes provenant de sources propres ou contrôlées) et les émissions de scope 2 (émissions indirectes provenant de la production d’électricité, de vapeur, de chauffage ou de refroidissement achetée). Les émissions de scope 3 (comprenant toutes les émissions indirectes provenant de sources que le propriétaire ne possède pas ou ne contrôle pas directement) peuvent être déclarées de manière facultative. Les facteurs d’émissions de CO₂ utilisés à cet effet sont tirés de l’étude Intep (2022).
- Couverture des données: des données énergétiques suffisantes doivent être fournies pour les objets existants, y compris la consommation totale d’énergie pour le chauffage, le refroidissement et l’électricité générale, mesurée par le propriétaire ou déclarée pour une période d’au moins 12 mois, avec une période de mesure d’au moins 3 mois durant la période de référence.
- Catégorisation des biens immobiliers: les objets sont catégorisés en fonction de leur statut, notamment ceux avec des données énergétiques suffisantes, ceux avec des données énergétiques insuffisantes, les transactions (acquisition/vente), les projets de développement/nouvelles constructions/constructions de remplacement et les rénovations de grande envergure. Les transactions qui ont lieu pendant la période de référence sont catégorisées séparément et n’influencent pas le taux de couverture. Les biens acquis durant la période sont traités comme des objets existants au cours de la période de référence suivante.
* Les émissions de CO₂e de la boucle d’anergie (chaleur résiduelle d’origine fossile) sont prises en compte selon REIDA, mais séparément comme «out-of-scope». Il n’est pas exclu qu’à l’avenir, les émissions de CO₂e générées soient comptabilisées dans les émissions de scope 2. (REIDA CO₂ -Benchmark Report 2022)